LES NOUVEAUTÉS

PEAU DE MISÈRE

Adamou Doubla

PARUTION LE 27 SEPTEMBRE 2022

Galo, village à l’Extrême-Nord du Cameroun, est la cible d’une série d’attaques du groupe islamiste de Boko Haram. Rahmane perd son père dans la tourmente. Son village détruit, son école incendiée, son rêve de devenir instituteur s’envole en fumée… Avec sa mère et son petit frère, l’adolescent trouve refuge à Maroua, terre jugée plus sûre. Mais très vite, la famille, à l’instar des autres réfugiés, est confrontée à une forte stigmatisation de la part des habitants, d’autant plus que je jeune Rahmane est atteint de vitiligo.

Dans une langue harmonieuse et imagée, l’auteur aborde le sort des réfugiés, à la fois victimes des terroristes et du rejet des populations d’accueil. Un fléau qui interroge sur la notion d’intégration, de solidarité et de fraternité au sein d’une population.

Adamou Doubla est natif de Maroua, dans l’Extrême Nord du Cameroun. Ingénieur en QHSE, passionné de littérature, Peau de misère est son premier roman : une belle incursion dans le paysage littéraire africain.

AINSI SONT FAITES LES LIANES

Godefroy K. Mwanabwato

PARUTION LE 27 SEPTEMBRE 2022

Cliquer sur l’image ci-dessous pour lire la chronique parue dans Le Monde Afrique

PARCELLE À VENDRE

De Arian Samba

PARUTION LE 15 JUILLET 2022

République du Congo. Elisabeth débarque à Brazzaville avec Ngô, son compagnon d’origine congolaise. Elisabeth est paléontologue et rêve de suivre les traces du dernier dinosaure d’Afrique : le Mokélé-mbembé. Elle pousse son mari à acheter une parcelle dans la capitale pour y construire un pied-à-terre, et lui permettre de mener ses recherches. Le couple acquiert rapidement le terrain idéal au bord du fleuve et se lance aussitôt dans les travaux. Tous les deux ne le savent pas encore… mais à partir de ce moment-là, une série de péripéties va les entraîner dans une situation chaotique et invraisemblable…

À travers cette fiction tragi-comique, Arian Samba use d’une ironie grinçante pour dénoncer les vices cachés du marché foncier. Un fléau qui sous-tend les mœurs de la société brazzavilloise contemporaine où le gangstérisme est légion et où la loi a toutes les peines du monde à se faire entendre…

Arian Samba est franco-congolais. Diplômé en sciences de gestion et d’économie, acteur associatif dans l’entreprenariat, il dirige un groupe au sein de la distribution du livre. Son premier ouvrage, L’immigré noir français, est paru en 2013.

Cliquer sur l’image ci-dessous pour lire la chronique Makansi

AU CRÉPUSCULE DU RÊVE

De Alphonse Chardin N’kala

PARUTION LE 12 MAI 2022

Vers un  néoréalisme  africain

“Moins connu que Tchikaya U Tam’si, Henri Lopes, Emmanuel Dongola ou encore Alain Mabankou, Alphonse Chardin N’Kala, écrivain et journaliste, directeur départemental du livre et de la lecture publique de Pointe -Noire s’affirme comme un auteur de premier plan.

La trame de son roman est simple. Gihn Mangana, le personnage principal, pour échapper aux menaces de mort de ses cousins qui le soupçonnent de sorcellerie, fuit son village natal, y abandonnant sa fiancée et sa mère pour rejoindre la capitale Mouléléké (Brazzaville?) Dans la grande ville, il rejoint le petit peuple avec ses préoccupations quotidiennes :  l’argent qui manque, les femmes, l’amour, le sexe, la violence latente dans les rapports entre les êtres. Ces situations auxquelles un écrivain tel qu’Alain Mabankou nous a habituées, transcendent chez Alphonse Chardin N’Kala le pittoresque pour atteindre une forme de néoréalisme.

Dans sa préface, Boniface Mongo Mboussa, intrigué par sa construction, interroge l’auteur sur ses influences. Alphonse Chardin N’Kala  évoque « Les Chiots » de Vargas Llosa. On se souvient que dans cette nouvelle, un jeune garçon mordu aux parties génitales par un chien, désormais surnommé petit-zizi, va devoir affronter son passage à l’adolescence et à l’âge adulte en prouvant sa virilité par des attitudes machistes qui se termineront de façon tragique. En lisant « Au Crépuscule du Rêve », j’ai songé aux « Nouvelles Romaines » de Moravia qui nous parle des heurs et malheurs du petit peuple romain ou aux « Ragazzi » de Pasolini qui nous décrit des jeunes des banlieues romaines dont l’apprentissage passe par les jeux dérisoires de la ruse et du courage, l’école de la misère et des caïds, une vie faite d’un mélange de désespoir et d’insouciance. Le récit d’Alphonse Chardin N’Kala se développe en une sorte de théâtre/roman. Les personnages, parfois nommés, parfois simplement identifiés par leur fonction, font irruption au gré des pages et racontent leur ou une histoire, voire une version de cette histoire. Les chansons populaires qui scandent le texte, tirées de la Rumba dont notre auteur est un fin connaisseur, sont à l’image de ces chœurs du théâtre antique qui commentent de façon collective l’action dramatique.

Son livre se termine par ces mots : « Allez ! Tournez la page ! » Gihn Mangana connaîtra-t-il une autre vie à travers un amour rédempteur ? Alphonse Chardin N’Kala nous annonce-t-il une œuvre nouvelle ?  En tout cas un grand écrivain  s’affirme.”

Paul Encelade, magistrat, écrivain.

LES MARGINAUX

De Rodolsy Rony Makosso

PARUTION LE 12 MAI 2022

“Muana N’soni” signifie “enfant de la honte”. Muana N’soni n’a jamais compris la raison de porter un tel nom. Cependant, il refuse de croire à la fatalité ou au mauvais sort. Aussi lorsqu’il perd sa mère, il décide de quitter le foyer familial où sa marâtre le maltraite sous l’œil indifférent de son père. Du jour au lendemain, le jeune garçon se retrouve dans la rue, confronté à la violence des bandes rivales qui sévissent dans les quartiers de Pointe-Noire. Des enfants et adolescents abandonnés comme lui… Muana est plein de courage et de détermination. Réussira-t-il à affronter les épreuves et prendre son destin en main ?

Rodolsy Rony Makosso s’inspire ici des faits divers de cette jeunesse congolaise “enfermée dehors” sans soutien ni repères. Il démontre par ailleurs que la rue peut aussi devenir une terre d’accueil et de rédemption. Un roman sensible qui souligne la force et la rage de vivre de ces enfants qui vivent en marge de la société.

 

Le jury de l’organisation des Nouveaux Droits de l’Homme a décidé d’attribuer le Prix littéraire des Droits de l’Homme 2021 à titre étranger à “Carrefour des veuves” de Monique Ilboudo.

LA PREMIÈRE ÉDITION DU SALON DU LIVRE AFRICAIN À PARIS DU 24 AU 26 SEPTEMBRE 2021 DANS LA MAIRIE DU 6ÈME ARRONDISSEMENT

De gauche à droite : Doris Kélanou (Les Aubes Brumeuses), Marien Fauney Ngombé (Tant que l’équateur passera par Penda), Kurt Jais-Nielsen (Ils ont abattu les grands arbres), Fanny Campan (Sangs Mêlés), et Monique Ilboudo (Carrefour des veuves).

“Carrefour des Veuves”
Finaliste du prix Orange du livre en Afrique
Programmation de l’Institut Français au Congo

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